
En 1939 Henry Miller quitte Paris pour fuir la guerre et répondre à l’invitation de Lawrence Durrel qui le presse de le rejoindre à Corfou.
« On a dit et répété que la France entière est un jardin; et, pour qui aime la France comme moi, elle peut être guérison et paix de l’esprit; je m’y suis remis des chocs et des meutrissures que j’avais reçus dans mon pays. Mais vient un jour où cette atmosphère cesse d’être nourrissante. On aspire à s’évader, à éprouver ses forces. Alors l’esprit français n’a plus l’air de suffire. On meurt d’envie de se faire des amis, de se créer des ennemis, de regarder par delà les murs et les carrés de terre cultivée. On voudrait ne plus penser en termes d’assurance sur la vie, de secours aux malades, de retraites des vieux, etc. »
The colossus of Maroussi, Henry Miller, traduit par Georges Belmont (Le livre de poche, Biblio p. 49).
Je relie ce livre avec grand plaisir. Cette fois avec l’oeil un peu plus cynique. J’aime Miller car il me fait rire. Parfois il dit n’importe quoi. à suivre!
Je continue à aimer les peintures ici!
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Une bonne âme, Warren, a eu l’heureuse idée de m’offrir ce livre, et je l’ai dévoré.
La deuxième partie, dans laquelle Miller expérimente au niveau de l’écriture est un peu moins bonne que les deux autres, mais dans l’ensemble on est confondu. À la fois par le bonhomme droit et clairvoyant vis à vis de lui même et des autres – et par l’écrivain, qui ne relata ce séjour en Grèce, fourmillant de détails et d’anecdotes, qu’une fois rentré aux Etats-Unis.
C’est curieux, car au même moment on ne parlait ici que de la Grèce et de sa (notre?) crise financière.
Je ne suis jamais allé là-bas, mais ma nounou était grecque…
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