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  1. A LA MANIERE DE …

    Il était un grand ciel d’été –chauffé, chauffé, chauffé,
    Dans ce ciel des nuages- menaçants, menaçants, menaçants
    Et dans un champ une barrière- fragile, fragile, fragile

    Il vient tenant dans ses mains –lourdes, lourdes, lourdes
    Un carnet à spirales –épais, épais, épais
    Un crayon d’ocre rouge – léger, léger, léger

    Alors il regarde le paysage – silencieux, silencieux, silencieux
    Et accroche les nuages – fugaces, fugaces, fugaces
    Tout en haut de son ciel papier- crissant, crissant, crissant

    Il laisse aller son rêve- qui s’envole, qui s’envole, qui s’envole
    Attache à son papier des rayons – solaires, solaires, solaires
    Et remplit les nuages de son crayon –rouge ocré, rouge ocré, rouge ocré

    Il accentue les rais – lumineux, lumineux, lumineux
    Travaille l’argile des nuages –à grands traits, à grands traits, à grands traits
    Et puis referme le carnet –prudent, prudent, prudent

    Et la pluie arrive – dense, dense, dense
    Il pleut averses –ça le renverse, ça le renverse, ça le renverse
    Il ajoute à son dessin un flou –artistique, artistique, artistique

    Il a tracé ces averses –sèches, sèches, sèches
    Pour éviter les mots –inutiles, inutiles, inutiles
    Et laisser parler les yeux –embués, embués, embués.

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  2. Averse
    Instant presque fugace
    Qui laissera sa grâce
    Dans ses perles d’eau claire
    Où l’oeil se désaltère

    Averse
    Comme fils de lumière
    Du ciel jusqu’à la terre
    Où le champ se délasse
    D’un chagrin qu’il efface

    Catherine

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