Pastel envoûtant… Mes yeux s’évadent dans un nid de couleurs. C’est beau comme un éclat de vie !
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Le jour, comme un oeuf qui éclôt chaque matin
Puis laisse apparaître ses bouquets de couleurs
Dans les plumes délicates de ses chanteurs
Au pépiement de la vie et de l’incertain.
C’est le chant de l’espoir toujours renouvelé,
La musique du monde brisant sa coquille,
Le berceau de la légèreté qui sautille
Quand l’aube rend à la nuit son drap étoilé.
C’est le chant de la douce lumière du soleil,
Dans le premier froissement fragile des ailes,
Dans l’arbre là-bas, entre le champ et le ciel,
Où l’oiseau pépie son innocence à l’éveil.
On dit que longtemps après que les poètes ont disparu leurs chansons courent encore dans les rues.
Je ne sais par quel miracle je suis arrivé jusqu’à votre miniature mais je dois dire qu’aussitôt tous les souvenirs de mes chères Illuminations m’ont envahi et c’est AUBE qui a surgi . Acceptez queje vous le dédie…
AUBE
J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Bravo Capucine, ta description est précise et sobre à la fois.
J’ai souvent envie de transcrire en dessin les sons de la nature.
Là je dormais sous une tente et de très bonne heure les chants d’oiseaux m’ont réveillé.
Pastel envoûtant… Mes yeux s’évadent dans un nid de couleurs. C’est beau comme un éclat de vie !
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Le jour, comme un oeuf qui éclôt chaque matin
Puis laisse apparaître ses bouquets de couleurs
Dans les plumes délicates de ses chanteurs
Au pépiement de la vie et de l’incertain.
C’est le chant de l’espoir toujours renouvelé,
La musique du monde brisant sa coquille,
Le berceau de la légèreté qui sautille
Quand l’aube rend à la nuit son drap étoilé.
C’est le chant de la douce lumière du soleil,
Dans le premier froissement fragile des ailes,
Dans l’arbre là-bas, entre le champ et le ciel,
Où l’oiseau pépie son innocence à l’éveil.
Catherine
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Chair rose nacrée
Eclats de rêve dans les yeux
Visage comblé.
Splendide matière charnelle bien que tu penses à l’éclosion d’un oeuf. Quel beau pépiement de vie!
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Cher ami,
On dit que longtemps après que les poètes ont disparu leurs chansons courent encore dans les rues.
Je ne sais par quel miracle je suis arrivé jusqu’à votre miniature mais je dois dire qu’aussitôt tous les souvenirs de mes chères Illuminations m’ont envahi et c’est AUBE qui a surgi . Acceptez queje vous le dédie…
AUBE
J’ai embrassé l’aube d’été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
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Bouquet de fleurs enrobé de feuilles d’automne rouge très léger.
Capucine
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Bravo Capucine, ta description est précise et sobre à la fois.
J’ai souvent envie de transcrire en dessin les sons de la nature.
Là je dormais sous une tente et de très bonne heure les chants d’oiseaux m’ont réveillé.
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