10 Comments

  1. Des visages qui se sont envolés
    Capucine

    Des visages d’hommes et d’une femme dans le ciel
    Jocelyn

    Pierre, je ne leur ai montré que ton dessin, il ne savent pas de quoi il s’agit. Je suis étonnée des coms de mes kids. Jo voit une femme dans le visage en haut à droite et le ciel dans ce qu’il appelle le bout de bleu.
    Je trouve de plus en plus intéressant de regarder tes dessins avec eux, de ne rien leur dire, juste leur demander ce qu’ils voient et les écouter.

    Une envolée de visages… Y aurais-je pensé ? Je trouve cette image poétique très belle.
    J’avoue que ça coupe mon inspiration perso ! Je reviendrai plus tard !
    Catherine

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  2. J’ai toujours détesté les barbus !
    Certains les croient philosophes ou poètes qui laissent glisser leurs mots sur des fils d’argent.
    D’autres les croient jardinier, menuiser ou peintre ou qui sais-je encore qui cousent leur bouche de coton blanc pour développer la création par le silence.
    Il y a même des femmes pour croire que ce sont d’éternels amoureux qui tissent de leur piques poussés, des nids pour y couver les baisers.

    J’ai toujours détesté les barbus
    Il m’est impossible de voir une goutte de pluie luisant un ciel gris lorsque leur bave s’accroche aux écailles de leurs poils trop longs. Il m’est impossible de penser aux fleurs lorsqu’un reste de tomate se balance à la pointe de leurs tiges en bataille. Il m’est impossible d’entendre leurs mots trop emmêlés aux « euh » qui se cherchent entre le crâne et le menton.
    Quant au nid des baisers… Comment ne pas les déchirer dans les broussailles, les baisers ?

    J’ai toujours détesté les barbus !
    Catherine

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  3. Oh ciel!quelle belle brochette de vierges effarouchées… Sourire avenant, petits poils au menton, elles sont mimi!

    Ah? ce ne sont pas des femmes? Des barbus, vous avez dit?
    Bon, ben des femmes à barbe alors!
    Elles sont probablement moins effrayantes que les barbus d’Aziz Chouaki…

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  4. Bonne question Ossiane ! Que leur a t-elle fait ?

    Elle leur a opposé la fraîcheur de ses 18 ans, sa révolte de vie, ses yeux emplis d’espoir !
    Et ils se sont sentis tout vieux de leurs paroles qui s’endormaient…
    Catherine

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  5. Elle les a convertis et comme le Maximin il était furax, il les a passés à la casserole, enfin il les a brûlés… Je ne te dis pas, Ossiane, il y avait une de ces odeurs de roussi dans l’air! Tu sais les barbes, quand ça grille…beurkk!

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  6. La mer est belle et la marée haute recouvre tout…

    Dis, merbel, tu n’as pas vu que c’était à moi qu’Ossiane posait la question?
    Hein!?
    Bon, alors comment j’fais maintenant? Avec toutes ces odeurs…
    Y-a plus qu’à aérer; ouvrir en grand les f’nêtres!

    Et attendre un peu.

    Tenter d’imaginer la scène.
    Elle, toute jeune et de bonne éducation; accompagnée d’une ou deux personnes,
    Et face à elle? Allez… même s’il n’y en avait que dix, dix hommes mûrs, dix penseurs, érudits et intellectuels.
    Elle commence à parler.
    Avec ce en quoi elle croit, avec son coeur, avec ce qu’elle sait.
    On l’écoute, et lorsqu’elle a fini, face à elle on se gratte l’occiput, rajuste le pan d’une tunique, commence à regarder par la fenêtre…
    Un silence d’attention et de compréhension mutuelle s’installe.
    Elle reprend, cite des exemples concrets, laisse son propre enthousiasme la déborder.
    Ils se tiennent cois; plissent les yeux. D’un commun accord on convient d’en reparler.
    Pendant une semaine, une heure ou deux dans l’après-midi elle les reverra, et d’autres amenés par eux; aura eu le temps de réfléchir, la nuit, et d’en parler avec ses compagnons, eux aussi acquis aux idées de cette nouvelle secte.
    La deuxième semaine cinq d’entre eux, sur son invitation, viennent la retrouver pour une cérémonie de culte.
    Ces cinq-là convaincront tous les autres, à force de parole et de simplicité.

    Mais l’oreille de l’empereur est là, qui entend tout…
    Et c’est une autre histoire.

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  7. Ossiane, te répondre serait ajouter de la fiction à la fiction car le personnage de Catherine d’Alexandrie n’a aucun fondement dans la réalité historique.
    Il s’agît d’une légende remontant au moyen-âge; belle,peut-être, mais une légende quand même.

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