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  1. De l’ombre du parasol qui abritait nos quatre heures et notre enfance rieuse parce que multipliée par quatre, il reste la fleur de nos rires et de nos jeux. Une fleur légère et solide comme des racines. Une immortelle dans le vent de nos souvenirs.

    On jouait à cache-cache le jeudi dans les bois en feu de l’automne, on courait la campagne dans nos chasses au trésor printanières, se mettant en quatre pour trouver la fleur la plus belle , pour moi la jacinthe sauvage, pour lui la petite jonquille des bois,pour le troisième la violette et pour le dernier la primevère. On grimpait aux pommiers et on se prenait pour des grands. Comme des barons perchés.
    L’été, c’était la grande migration, on allait à la mer: dans notre embarcation ou ancrés à des pneus, on se prenait pour des pirates. L’horizon nous faisait voyager aux quatre coins du monde.

    Plus tard sous le parasol, on se régalait de quatre-saisons, ces fraises qu’on allait piquer dans le jardin du voisin…

    Ces quatre-là racontent l’enfance de nous quatre.

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