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  1. Le jaune s’impose, le jaune afflue. Délavé ou épaissi, il résiste au vert, s’y faufile comme sous le bleu qu’il accepte cependant comme un voile.
    Le jaune enfin se concentre en une chrysalide moirée, larme orangée de vie naissante.

    Cette nymphe éclairée, charnue, froissée comme l’est le jeune coquelicot dans son fourreau, porte le mystère d’une rencontre accomplie et promet tous les possibles.

    Une nuée de papillons légers et colorés, pinceaux oeuvrant sur la toile de leurs ailes frôleuses. Pour réinventer encore et toujours des chèvrefeuilles poissons, des chèvrefeuilles rivières, des chèvrefeuilles perles, des chèvrefeuilles vapeurs, des chèvrefeuilles limbes, des chèvrefeuilles musique.

    Tous les chèvrefeuilles de nos sensibilités particulières…

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  2. Larme d’orange, de jaune et de blanc concentrés, drapée de bleu

    Goutte d’émoi passée à l’eau des larmes, froissée, gonflée

    Détail après détail, un tableau se (re)construit
    Comme une vie dont on ne peut rendre compte en totalité
    Mais qu’on dit, détail après détail

    Pas de sens perceptible sur le moment, que des impressions qui marquent, qui soulignent, qui s’impriment

    Là, sur le tableau, ce détail-là: une larme ou une goutte qui disent l’instant où l’oeil a vu, a ressenti, a perçu quelque chose qui lui rappelait un autre fragment de vie ou de vue

    Larme d’orange, de jaune et de blanc concentrés, drapée de bleu

    Détail mystérieux

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  3. Flux d’une émotion qui recouvre les mots.
    Silence…
    Musique !
    Le fluide se confronte à la matière épaisse.
    La partition trouvera sa lumière dans la note orange.

    Catherine

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