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  1. Un jour enfin, saisir l’invisible impression,
    Tout ce fragile chantant la force vivante,
    Le secret hors des mots d’une âme mendiante
    Et goûter la plénitude des émotions.

    Un jour enfin, ne plus penser mais tout sentir
    Et vivre la compréhension comme un cadeau,
    Comme le plus sublime lever de rideau
    D’un pays où chercher ne serait jamais dire.

    Un jour enfin, tel le peintre comprend la fleur
    Et perçoit le frémissement de ses pétales,
    Comprendre le frisson de mes mains en étoiles
    Dans le seul battement exalté de mon cœur.

    Un jour enfin, percer le chemin de la vie
    Dans le tremblement d’un parfum de floraison
    Qui ouvre en milliers de rubans les horizons
    Où s’envolent les quiétudes assouvies.

    Un jour enfin, voir plus loin que les apparences,
    Saisir le mystère de l’éphémère utile,
    Faire revenir l’essentiel de l’exil
    Et apercevoir la richesse des nuances.

    Un jour enfin, un jour enfin, suivre ma main
    Et comme le peintre a su saisir les couleurs
    Caresser l’épanouissement du bonheur
    Et toujours en garder le sourire Carmin.

    Alors je sentirai m’envahir le parfum
    De la vie dans son invisible, un jour enfin !

    Catherine

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  2. Une totalité, une tentative de totalité.

    Saisir un tout, sans lui donner le dernier mot cependant. Dire l’hésitation, combien tout se combine au point de ne plus s’y retrouver. Ne plus savoir où est la tige, où sont les feuilles, où sont les fleurs, où est le sens de croissance, où est la couleur. Une plante foisonnante, où l’oeil se perd comme un visage dans une toison…Une plante légère, fine, frêle mais extraordinairement complexe dans ses couleurs, son « implantation », ses noeuds…Une plante comme exubérante mais en même temps secrète.

    Quel est le sujet? La fleur ou les couleurs? La plante grimpante mise dans tous ses états géométriques (diagonale, horizontale,circulaire, verticale)?
    Est-ce un ensemble ou une association de détails?

    Et puis une couleur jamais montrée (ou si peu) le bleu… Un bleu comme une trouée de ciel pour élargir la vision?

    Des taches rondes en formes de pétales? Ou des fleurs elles-mêmes plus épanouies et qui valsent entre elles?

    Une représentation comme enfantine de la fleur, avec un coeur et des pétales autour mais complètement revue et corrigée?

    Comme deux diagonales qui partagent le tableau: celle du haut,détaillée, chargée de toutes les couleurs, complexe,totalement libérée, et celle du bas plus diluée, plus incertaine, plus improbable, avec des surfaces plus (trop?) larges et plus (trop?) régulières… Une plante remplie de vide à sa racine. Mais au fond comme le diapason du tableau à naître, le « bouillon » d’où surgira la fleur… Comme la sève liquide, matrice de la fleur à venir, de ses couleurs mais aussi de l’ordonnancement du tableau -car il faut bien commencer par un bout…

    Enfin, comme pour affirmer l’énigme et le miracle de ce chèvrefeuille que nous aimons tous, dont nous avons tous le parfum en tête, le tableau semble posé à même le sol de verdure.

    Comme pour faire du tableau, une autre fleur qui naît de la terre.

    Bravo!

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