3 Comments

  1. Bienvenue, Marissé.
    Je vois que toi aussi tu n’es pas insensible aux arbres vénérables, avec cet impressionant tilleuil sur ton blog.
    Et puis ce nom de lieu : Saint-Pierre-es-Champs… C’est presque trop beau pour être vrai! La Normandie recèlle décidément des trésors…

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  2. Le temps fait son oeuvre. Il ride l’écorce, la creuse mais la zèbre aussi d’éclairs, comme pour laisser tenace, dans l’éponge de sa mémoire saturée de souvenirs, le goût de l’exaltation encore possible.
    L’écorce laisse enfin couler ses perles d’espoir; une sève jamais éteinte, malgré tout ce qu’elle a vu, senti, enduré, compris. Une vie banale d’arbre en somme.

    On dit l’arbre vénérable: il l’est de fait par sa hauteur, mais surtout par son silence et son obstination à être là, sans trop se poser de questions. Se pose-t-on la question de naître, de croître, d’être au-dessus des autres et de mourir, quand on est arbre?

    Rouge, oui sûrement.Toujours vivant. Sève sang qui irrigue les veines du bois, rouge qui fait vivre le vert, rouge contre le feu, rouge comme le bouleversement, comme l’émotion.

    Le séquoia, arbre qui assemble et marie presque toutes les voyelles de notre langue (comme si l’alphabet cherokee était notre cousin!), vit paisiblement. Aussi paisiblement que possible.

    Parfois, quand le monde s’agite, il pense au cèdre, celui du Liban, au pin d’Alep, aussi… Il pleure, il souffre. Silencieusement.

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