11 Comments

  1. Qu’elles sont belles et rafinées ces danseuses dans le ciel
    Tout se tient, tout se lie, tout se lit, et tout s’entend.

    Qu’est donc ce papier dans lequel il nous semble voir le reflet du ciel ?
    C’est magnifique, bravo Pierre.
    Je reviendrai bientôt pour d’autres petits mots
    Bonne journée

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  2. Maria, le papier est le plus ordinnaire qui puisse être. Pour machines.
    Ce qui est précieux ce sont les voies du ciel, le passage du soleil, sa voix, à travers le feuillage. Pour venir danser, effectivement, avec ce qui a été tracé.
    Et puis il y a un autre jeu encore; celui de chercher un assemblage de feuilles réalisées au même moment mais indépendamment les unes des autres.

    Cliquer sur l’image pour la voir agrandie.

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  3. Merci pour cette explication.
    Le résultat, cette fenêtre ouverte sur le ciel continue à me laisser rêveuse.
    Fenêtre ouverte sur un monde aérien.
    Danseurs – oiseaux ! Oiseaux – danseurs ! Arbres du Ciel !
    Arbres ! Oiseaux ! Hommes ! Femmes !
    Le pinceau encré s’est posé sur le « papier de ciel », il s’est mis à danser, entraîné par la musique intérieur de son maître.

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  4. Tel le peintre verrier qui travaille sur une surface lumineuse pour évaluer en permanence la transparence de son travail, vous, peintre d’ile et d’encre et d’essences, vous convoquez le ciel pour assurer à votre vitrail l’expression d’une texture, d’une profondeur.

    Un aplat de gris encore humide tamponné, assure cette idée de la texture – le papier machine transmuté en verre-, et du putoisé vous passez à la répartition de l’encre en un aplat uniforme, le blaireauté, pour assurer la profondeur.
    Et de la même façon que le ciel est matériau, l’herbe l’est aussi: elle fait oeuvre de plomb, baguettes improvisées où se glisse le verre pour venir buter jusqu’en leur « âme ».

    Et c’est ainsi qu’au coeur (choeur?) de la cathédrale verte qu’est votre Champ, quatre petites encres disposées presque « négligemment » sur l’herbe donnent naissance à un vitrail quasi céleste! Ce qui ma foi, est tout ce qu’il y a de plus… divin, non?

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  5. Vous seule, Merbel, savez trouver ces mots et ce langage, ouvrant vers d’autres mondes, d’autres horizons, – d’autres métiers ici – et avoir ces idées. Mots techniques d’artisans, choisis sans doute pour leur proximité animale avec cette nature dans laquelle je travaillais.
    Bon… votre « divin » m’a saisi – pour ne pas dire vitrifié. Vous êtes allée un peu loin, non? vous laissant sans doute emporter par le lieu; ou plutôt élever.
    Il reste qu’à vous lire, d’une note à la suivante je demeure paraison, maléable et brulant.

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