Toi, imite l’amour

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Cette voûte céleste est comme un bol tombé le fond en l’air,

Et sous lequel sont prisonniers tous les sages.

Toi, imite l’amour de la coupe et de la jarre:

Ils sont lèvre contre lèvre, bien que le sang coule entre eux deux.

Omar Khayyam – Quatrain LXXIII – Trad. C. Grolleau

Plage de St Brévin, (Loire Atlantique).

16 août 2005

4 Comments

  1. Jean, ma grand-mère paternelle, à qui, enfant, je disais « j’adore la glace au Grand-Marnier », me répondait: « On n’adore que son Dieu. »
    Vous apprécierez le possessif!…
    À la réflexion c’était une forme de tolérance.

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  2.  » On n’adore que son Dieu .. »
    Cette réponse peut être lue à trois niveaux .

    Le premier me rappelle l’affirmation du Coran : il n’y a que Dieu qui soit Dieu . ( ou une affirmation de ce genre .)
    C’est l’affirmation qui vient spontanément à l’esprit mais c’est la plus primitive , la plus intolérante .

    Le second niveau , tolérant en effet , peut laisser entendre qu’on n’est capable d’aimer que ce que , d’une certaine manière , nous avons approprié .

    Le troisième niveau , correspond à un aspect des philosophies orientales qui ne serait pas complètement compris :
    Ces philosophies affirment que Dieu se trouve en nous , qu’adorer Dieu , c’est adorer la perfection cachée en nous .
    La petite erreur ,si on retient la phrase de votre grand mère , c’est que ce Dieu caché en nous , selon les orientaux , est impersonnel ,
    on ne peut donc dire :
     » que SON Dieu  » ,
    sans individualité il ne peut y avoir de possessivité donc pas de possessif .

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