Camarades de classe in Istanbul

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François vient de prévenir sa femme Dominique qu’il va pouvoir se libérer juste à temps pour aller voir ensemble un film de Stephan Frears à la Vilette. À charge pour elle de préparer le pique-nique.

« Dès que je suis arrivée à la maison, j’ai sorti le pain de mie pour le badigeonner à l’huile d’olive, le frotter avec un oignon coupé en deux, juste pour l’arôme, avant de déposer sur chaque tranche une feuille de roquette et une d’endive, huit rondelles de saucisse sèche, quatre cernaux de noix, une figue coupée en quatre, quelques grains de raisin. Pour terminer, j’ai donné deux tours de moulin à poivre et un seul de gros sel. Pour le dessert, j’ai tartiné de la baguette avec une pâte de beurre mou à laquelle j’avais incorporé quatre cuillérées à soupe de sucre brun, plus une de citron vert. J’ai fait griller le tout sous la salamandre, le temps que le pain soit bien doré. Puis j’ai garni chaque tranche avec des dés de pêche, de prune, de fraise, saupoudré le tout avec de la muscade et de la canelle. Ce n’est pas parce qu’on mange sur l’herbe qu’on doit se comporter comme des animaux. »

Camarades de classe, Didier Daeninckx (Folio p. 123).

4 Comments

  1. Oui Jipes.
    Dans le fil du récit – d’un ton plutôt grave – ces extraits culinaires surprennent. Mais comme c’est moi qui souvent prépare les sandwichs avant les sorties, je me suis senti interpellé!

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