Le colosse de Maroussi in Istanbul (3/3)

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« L’étude de Balzac, point final de mon travail à Paris, n’avait fait que renforcer l’idée qui avait commencé à se cristalliser en moi: que la vie de l’artiste et son dévouement à l’art sont la phase à la fois suprême et ultime de l’égotisme en l’homme. Il est des amis qui me racontent que je ne cesserai jamais d’écrire, que je ne le pourrai pas. Pourtant, je me suis arrêté un bon bout de temps, en Grèce, et je me sais capable d’en faire autant à l’avenir, à volonté, et une bonne fois pour toutes. Je ne me sens nullement astreint à aucune activité particulière. Je sens au contraire grandir en moi une délivrance, à quoi s’ajoute le désir croissant de servir le monde, au plus haut degré possible pour moi. Comment? Je ne l’ai pas encore exactement défini; mais il me semble clair que je passerai de l’art à la vie pour illustrer la maîtrise, quelle qu’elle soit, que l’art m’aura permis d’acquérir. »

The colossus of Maroussi, Henry Miller, traduit par Georges Belmont (Le livre de poche, Biblio p. 269).

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