8 Comments

  1. Pierre, je reste sans voix devant tant de beauté. Et toujours cette extrême douceur de la matière ainsi que la chaleur de la lumière.

    Souffle noirci,
    Arbres transis,
    Chevelure en rafale.

    Bises ébouriffées.

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  2. Les trembles légers et frémissants s’élèvent et moutonnent en cheveux d’ange
    Les lenticelles harassées tentent de retenir les éclats d’un ciel bleu nattier
    Ce vent poudre de charbon
    comme les soufflantes des hauts-fourneaux
    couvre le dessin d’acier et de boue

    Ebouriffant!

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  3. Epoustouflant Pierre !

    Soufflantes
    Comme un grand vent de lumière
    Qui emporte la poussière
    Soufflantes
    Comme l’éveil en folie
    Du bonheur dans un roulis
    Soufflantes
    Comme tous les vents contraires
    En tourbillon de mystère
    Soufflantes
    Comme la vie qui sourit
    Malgré les intempéries
    Soufflantes
    Comme le baiser qui chante
    Depuis le coeur d’une amante
    Ô soufflantes, ô soufflantes
    Epoustouflantes soufflantes…

    Catherine

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  4. REMISE DES PRIX

    Dès potron-minet, à l’heure où blanchit la campagne, le comité des regards s’est réuni et a délibéré pour attribuer à la série Climatique du dessinateur-encrier-pastelliste et aquarelliste CHAMP, les prix suivants :

    (Par souci de délicatesse à l’égard des œuvres et pour échapper à toute accusation de favoritisme, les prix seront attribués par ordre alphabétique)

    AVERSES : prix de la confusion : pour avoir fait perdre la tête au soleil qui ne peut se résoudre à quitter le ciel malgré la pluie

    BUEE : prix de la profusion : pour avoir embué d’une vapeur de lessive (ou de givre ?), légère et généreuse, un paysage aux rondeurs de femme

    ETHER : prix de la fusion: pour avoir versé dans l’air un fluide qui met en fusion dans un éclair de feu , la terre et l’eau

    SOUFFLANTES : le prix de l’époustouflante ébourrification : pour avoir décoiffé des arbres et les avoir emmenés au firmament

    TROMBE : le prix de la vision : pour avoir restitué dans un crépuscule apocalyptique tous les dieux de la Terre

    Et NEIGE, alors ? Le comité des regards a eu beau scruter, il ne l’a pas trouvé… Il en a conclu que depuis le temps, la neige avait tout recouvert, ou que les cocottes, échappées du poulailler, s’étaient perchées sur le pommier, et que leur plumage immaculé avait couvert le ramage décharné.

    En écoutant le palmarès, CHAMP découvre les initiales de ses dessins, évidentes, A.B.E.S.T. Alors il se souvient soudain de son latin : Absum, abes, abesse, afui , un verbe qui lui convenait bien autrefois . Abest… non il n’est pas là, même ce matin…
    Et goûteur de mots, il s’amuse à introduire dans cet acrostiche savant, le N de son Neige, qu’il aime tant. Et ABEST, par un tour de passe-passe, devient par la force de l’anagramme, ABSENT. Il pourrait se dire ainsi : ABSENT des flatteries, et déjà ailleurs, pour une autre série dont il n’a pas encore l’idée précise. Juste une intuition.

    Il pense à Ossiane, la fée des calligrammes.
    Il pense à Images, le photographe du dessous

    CARRE, à la puissance 3.

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  5. Quelle analyse brillante et pleine d’humour, Merbel ;-)) Bravo!
    Quant à Pierre, appelle-le il va bien finir par se montrer, à moins qu’il ne se soit envolé dans la bourrasque;-) Hou hou Pierre, il y a du monde qui t’attend.

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  6. Je suis là, Ossiane!
    Ainsi que parmi les trembles, rafales et tourbillons. Donc pas besoin de me montrer :-).
    Merci à vous trois pour cette forte et belle page; et pour ce blog que nous construisons ensemble…

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  7. Bonjour Capucine, je traverse le nuage pour venir te souhaiter la bienvenue car c’est ton premier commentaire déposé ici. Je vois que la tournée des images avec ta maman passe maintenant par mon Champ.
    Mais il me vient une question : Est-ce que tu commences à taper des mots sur le clavier d’un ordinateur?
    Tu me diras…

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