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  1. Dans l’ombre du silence,
    L’air, soudain, se fit musique.
    Caressant la mer limpide,
    Entre les cils clos du ciel
    Filtra un rai de soleil
    Qui s’étira,
    S’embrasa,
    Se diffusa,
    Se coula,
    S’effrangea
    Sur le miroir de la vague,
    Sur l’opale du sable,
    Sculptant l’onde et le ressac,
    Illuminant la plage de nacre
    Dans l’ombre du silence…

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  2. les amours orbiculaires
    voilà un bien beau titre
    puisqu’on tourne de toute façon toujours en rond
    l’orbe hésite
    comme l’homme normal qui cherche un détail dans le sable
    il plantera sa croix au centre
    comme ces photographies inquiétantes de Gilbert Garcin

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  3. Marco, je découvre grâce à toi le travail du photographe Gilbert Garcin; inquiétant, oui, et non dénué d’humour.
    Par ailleurs je rebondis sur l’ « orbiculaire »; celui qu’en anatomie on dit « des lèvres »- le muscle du baiser, donc…! Tout à fait indiqué quand on parle d’amour, non?

    Annemarie, vos mots, pour notre bonheur entre chaque note, se coulent, embrasent et diffusent.

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  4. Et puis un jour,
    Il a fait son dernier voyage
    Et il est venu là,
    Mourir au rythme de la rouille,
    Laissant son fantôme
    Sur les flots
    Lui renvoyer
    La danse des vagues
    Quand il naviguait,
    Fier et heureux,
    Sur la mer en révérence.

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  5. Catherine,
    Je n’avais pas su voir le fantôme de ce cargo.
    Merci.

    Ici s’achève,
    Bercé par la houle,
    Son dernier voyage,
    Couché sur la plage,
    Auréolé de rouille
    Et de rêves.

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